Les premières touches arrivent plus ou moins vite le temps que les saveurs de l’amorce se diffusent dans l’eau et que les poissons arrivent sur le coup.
La touche se caractérise de différentes manières :
Le flotteur tressaute et s’enfonce sur un ou des petits à-coups, un poisson est en train d’engamer l’esche et/ou de la goûter… il est préférable d’attendre un petit peu. Parfois la touche n’est pas suivie, on parle de refus. On peut tenter d'"aguicher" par un ou plusieurs petits mouvements latéraux (sur 1 ou 2 cm) du flotteur avant de laisser la ligne se remettre en place qui vont avoir pour effet de soulever l'esche et d'attirer la curiosité du poisson. Si après une vingtaine de secondes rien ne se passe, il est judicieux de relever la ligne pour voir si l’esche est toujours attractive ou simplement encore au bout de l’hameçon. Si votre asticot ne bouge plus ou pire, est en partie vidée, il faut en changer.
Le flotteur coule franchement, le poisson a engamé l’esche et se déplace franchement, on peut ferrer !
Le flotteur ne coule pas mais se déplace latéralement sur plusieurs centimètres, c’est le poisson qui se déplace légèrement à avec l’esche dans la bouche : on peut ferrer !
Le flotteur se met à plat sur l’eau. Un poisson a engamé l’esche puis remonte avec vers la surface en soulevant les plombs ce qui a pour effet de « coucher » le flotteur… on peut ferrer !
Le ferrage est le geste permettant de s’assurer que l’hameçon est bien planté. Ce geste technique demande un petit entrainement pour se révéler efficace de façon quasi-systématique.
En ferrant, on prend contact avec le
poisson sans chercher immédiatement à le ramener, il faut évaluer sa grosseur et sa puissance. Si vous sentez qu’il est trop gros pour le soulever, laisser-le « se fatiguer » en accompagnant ses déplacements tout en gardant la ligne tendue et surtout en le laissant dans l’eau. Puis une fois qu’il se débat moins on le ramène vers soi tout en le laissant dans l’eau et en faisant juste sortir sa bouche de l’eau. Cela permet d’éviter qu’il reprenne des forces au dernier moment.
On le ramène ainsi dans l’épuisette que l’on tient de l’autre main et qui est préalablement en position dans l’eau. Quand le poisson est au-dessus on relève l’épuisette. C’est le poisson qui va à l’épuisette, jamais l’inverse.